L’économie mondiale poursuit son cycle de croissance grâce à une consommation soutenue et un climat des affaires encore favorable. Mais les risques sont bien identifiés.

La croissance mondiale bénéficie toujours d’une base positive, comme nous l’avons développé dans nos derniers points macroéconomiques. Mais elle est fragile et dépendra d’un certain nombre de paramètres qui, au cours des prochains mois, vont déterminer la tendance future.

Comme nous l’avons déjà évoqué, les échanges commerciaux mondiaux sont un facteur important de l’activité économique. Depuis que le président Trump a lancé sa bataille commerciale contre différents pays et en particulier contre la Chine, les effets négatifs sur la croissance sont dès à présent manifestes.  C’est l’industrie qui souffre le plus de ce conflit, en raison de la diminution des échanges internationaux et de la crainte des chefs d’entreprises qui réduisent ou reportent leurs investissements. Les récents chiffres industriels dans le monde et notamment aux Etats–Unis, sont décevants et resteront, à l’évidence, très liés à un éventuel accord commercial. Donald Trump, qui entre dans sa campagne de réélection, sait qu’il prendrait un grand risque si un accord n’aboutissait pas. Des pans entiers de l’industrie américaine seraient touchés. Un boycott des grandes sociétés technologiques américaines de la part des Chinois pourrait également survenir. C’est pourquoi nous tablons toujours sur un accord d’ici à la fin de l’année.

Un autre front devra être surveillé, celui de l’Iran et, par extension, du pétrole. Là aussi les prochaines semaines s’annoncent animées. Un conflit dans cette région entrainerait certainement une envolée de l’or noir. A l’heure où la consommation reste le vecteur principal de la croissance dans le monde, une telle évolution serait néfaste pour le pouvoir d’achat des ménages et pour l’activité.

Enfin, pour nous européens, la lancinante saga du Brexit devrait (enfin !) connaitre son épilogue au mois d’octobre. Un « no deal » serait surtout néfaste pour les Anglais, mais l’Europe serait également impactée. Nous avons de trop nombreuses fois espéré un accord pour parier aujourd’hui sur une issue positive…

L’absence d’inflation dans les grands pays industrialisés est l’autre élément déterminant. Il pousse les taux d’intérêt à des niveaux très faibles et même négatifs dans certains pays (Allemagne, Suisse, …). Il donne également aux banques centrales toute latitude pour piloter leurs politiques monétaires de manière très accommodante. Les discours de Mr Powell et Draghi laissent entendre qu’ils n’hésiteront pas à agir davantage en cas de nécessité.

Don’t fight the central banks

Aujourd’hui les marchés financiers semblent se départir des risques économiques et géopolitiques. Ils sont tenus par la largesse des politiques monétaires et par une économie mondiale globalement résiliente. On ne combat pas les banques centrales, selon l’adage boursier. C’est pourquoi, en dépit des risques évoqués, nous restons investis sur les actifs risqués en ce début d’été d’autant plus que, malgré des disparités sectorielles, nous n’identifions pas de bulle sur les actions. En fonction des développements futurs sur les différents sujets politiques, nous ajusterons notre politique de gestion.

Bon été à tous !

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