Alors que les marchés subissent depuis quelques jours une correction importante, resurgissent immédiatement tous les éternels poncifs réduisant la Bourse à un vaste espace de spéculation dévoreuse d’épargne.

Mark Twain résumait cette aversion en écrivant perfidement : « octobre est un mois particulièrement dangereux pour spéculer en Bourse. Mais il y en a d’autres : juillet, janvier, septembre, avril, novembre, mai, mars, juin, décembre, août et février ». Rien ne sert alors d’expliquer que le placement en actions est à long terme le placement le plus rentable (chiffres à l’appui), car ici tout est psychologie. La Bourse est victime de son exposition, de sa liquidité, de son immédiateté. Une journée de forte baisse et l’investisseur voit en direct l’argent qu’il a perdu. La Bourse ne joue pas à armes égales avec les placements privés ou l’immobilier. Qui se soucie, en rentrant dans son appartement le soir, de la valeur que celui-ci a perdu ou gagné dans la journée ? Pourtant l’immobilier est volatile lui aussi (cf la décennie 1990/2000 ou la baisse récente du prix des résidences secondaires). Et puis, un propriétaire raisonnera le plus souvent par rapport à son prix d’achat alors que l’investisseur boursier raisonnera généralement par rapport au plus haut de son portefeuille. Le jeu est biaisé…

Le message à répéter constamment aux candidats potentiels aux marchés financiers est : « le temps, le temps, le temps ». Le temps gomme la volatilité, efface les à-coups, diminue le stress. Avec le temps va tout s’en va, même la mauvaise humeur passagère. Avec le temps le placement boursier redevient incontournable. Vive la Bourse !

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